Résumé : Le président américain a imposé à son administration l'expression « Super Intelligence » (SI) dans de nombreux documents à la place d'« Artificial Intelligence ». Cette décision du 29 septembre 2026 modifie une politique de communication de l'exécutif américain. En Suisse romande, elle n'annonce ni l'arrivée certaine d'une intelligence supérieure à l'humain ni une réforme automatique des lois suisses, mais elle peut influencer les échanges entre fournisseurs technologiques et clients internationaux.

Le président américain a imposé à son administration l'expression « Super Intelligence » (SI) dans de nombreux documents à la place d'« Artificial Intelligence ». Cette décision du 29 septembre 2026 modifie une politique de communication de l'exécutif américain. En Suisse romande, elle n'annonce ni l'arrivée certaine d'une intelligence supérieure à l'humain ni une réforme automatique des lois suisses, mais elle peut influencer les échanges entre fournisseurs technologiques et clients internationaux.

Ce que dit exactement le texte américain

L'ordonnance du 29 septembre 2026 concerne une grande partie des documents non législatifs de l'exécutif américain, dans les limites de la loi. Les anciens contrats et règlements n'ont pas à être réécrits rétroactivement. Le nouveau sigle reprend pour l'instant la définition légale existante de l'intelligence artificielle.

Une étiquette ne prouve pas une capacité supérieure

Dans la recherche, la superintelligence désigne souvent une hypothèse de capacités supérieures à celles de l'humain dans de nombreux domaines. Le décret n'apporte pas de démonstration de ce type. Il faut examiner les évaluations et les limites concrètes d'un produit avant de croire son marketing.

Une lecture différente pour Genève et Lausanne

Les entreprises romandes actives dans la santé, la finance, les universités ou les organisations internationales travaillent souvent avec des partenaires américains et européens. Elles doivent définir précisément les systèmes employés et le lieu de traitement des données. Une plateforme dite SI n'acquiert pas un statut juridique particulier parce qu'un ministère américain a changé de mot. La Suisse dispose de ses propres règles de protection des données; l'AI Act européen peut devenir pertinent pour certaines activités tournées vers le marché de l'Union, selon ses conditions d'application.

Recherche médicale et données sensibles

Dans un centre hospitalier ou un laboratoire, l'intitulé d'un outil ne dispense pas d'évaluer la qualité des données, la reproductibilité, le suivi des erreurs et les responsabilités professionnelles. Les résultats d'un modèle doivent être confrontés à des critères cliniques ou scientifiques adaptés. Avant de transférer des dossiers vers un service hébergé à l'étranger, l'institution devrait déterminer la base juridique et les garanties nécessaires. Une formule publicitaire « Super Intelligence » ne constitue ni une autorisation médicale ni une preuve de supériorité sur les experts humains.

Les contrats internationaux devront être lisibles

Le décret américain n'oblige pas à refaire les anciens contrats ni les documents historiques. Cependant, un nouvel appel d'offres fédéral peut utiliser le sigle SI. Une PME technologique de l'Arc lémanique gagnera à indiquer clairement dans son offre que l'expression renvoie, dans cette commande, aux systèmes définis par le texte américain, sans promettre des capacités nouvelles. Elle devrait ajouter des annexes sur les tests, la confidentialité, la sécurité et les responsabilités, plutôt que s'appuyer sur un vocabulaire fluctuant.

Ne pas confondre marketing et prospective scientifique

La superintelligence est aussi une notion débattue en philosophie des techniques et en recherche sur l'IA, souvent associée à une hypothèse de capacités dépassant largement celles des humains. Le décret de Trump précise pourtant que SI reprend, à ce stade, la définition existante de l'IA dans la loi américaine. Cette différence est essentielle pour des lecteurs qui veulent savoir ce que la technologie sait réellement faire. Une proposition de nouvelle définition doit être préparée sous soixante jours, sans préjuger de son adoption législative.

Questions fréquentes

La Suisse doit-elle adopter le sigle SI ?

Non, la décision concerne l’exécutif des États-Unis.

Cela change-t-il la protection des données à Genève ?

Non, les obligations dépendent toujours du traitement effectif et des règles applicables.

Une PME romande doit-elle modifier son site ?

Pas à cause de ce décret; elle peut expliquer le terme aux clients américains.

Est-ce une nouvelle intelligence surhumaine ?

Aucune preuve d’une telle percée ne figure dans le texte.

Les points à vérifier

  • Lire le décret 14434 et identifier son champ d’application administratif.
  • Ne pas confondre une proposition législative future avec une règle déjà en vigueur.
  • Demander des tests fiables, des garanties de confidentialité et une supervision humaine.
  • Vérifier le droit national ou européen applicable à l’usage concret.
  • Séparer la superintelligence hypothétique du changement de vocabulaire américain.